Leçon de tolérance ou sortie du placard?

Partouze à l'Elysée

Question subsidiaire: ces charmants jeunes gens l’ont-ils appelé Manu ou Monsieur le président de la République? (https://www.youtube.com/watch?v=rKGnRbyXiDc)

Et puisque aujourd’hui, c’est dimanche: https://www.youtube.com/watch?v=OkoL-XCwVX0&frags=pl%2Cwn

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En voiture Simone!

Dans quelques jours, nous ne devrons pas dépasser les quatre-vingts kilomètres à l’heure sur le réseau secondaire. On nous dit que ça va faire baisser le nombre de morts sur les routes. Ah bon?

Ceux qui sont pour cette limitation comme ceux qui sont contre le sont, à mon sens, pour de mauvaises raisons: c’est pour « faire les poches » des automobilistes, c’est pour « embêter les Français des campagnes qui n’ont pas voté pour Macron » etc.

Et ceux qui, au gouvernement, essaient de nous vendre ce décret sont soit des naïfs soit, ce qui est plus probable, des gens qui ont décidé de choisir ce prétexte pour donner à ceux que le foot n’intéresse pas l’occasion de débattre d’un sujet qui les détournera de l’envie de réfléchir sur des sujets autrement importants en application du principe selon lequel la politique est l’art d’empêcher les gens de s’occuper de ce qui les regarde.

Une bonne partie des accidents mortels est due, nous dit-on, à la vitesse. Notez bien: LA vitesse, pas une vitesse excessive compte tenu des conditions de la circulation ou de l’état de la route.

Et, pour nos gouvernants, quatre-vingt-dix à l’heure, c’est désormais de la vitesse. Tout le monde se doute bien que cent, cent-dix ou plus encore c’est aussi de la vitesse. Il aurait donc été logique, plutôt que de demander à la majorité de ceux qui respectent la limitation à quatre-vingt-dix d’obéir à une nouvelle règle, de commencer par obliger à respecter l’ancienne par des contrôles plus efficaces et des sanctions plus dissuasives, ceux qui ne la respectent pas (et qui ne respecteront pas non plus la nouvelle limitation) et qui sont les plus susceptibles de provoquer les accidents dont la vitesse excessive est la cause première.

Rouler à quatre-vingt-cinq le trente juin, c’est être un bon conducteur, le premier juillet, à la même vitesse, on devient un meurtrier potentiel qui sera toujours doublé en trombe par les mêmes fous du volant.

Je ne sais pas vous, mais moi, tout ça me paraît absurde.

A vous de voir

Depuis quelques jours, l’actualité m’ennuie. Les nouvelles tournent en boucle: Macron fait le président, les cheminots font (ou ne font pas ) grève, les footeux portent des chapeaux ridicules et des maquillages grotesques, les migrants migrent comme s’il en pleuvait, les Européens trouvent que ça fait beaucoup et leurs gouvernants leur répondent: « Cause toujours », il fait chaud et un bébé est né dans le RER, ce qui n’arrive pas tous les jours et à de quoi surprendre. Mais on retombe vite dans la banalité quand on apprend que ce petit bonhomme sera prénommé Mohammed.

Alors,  pour que votre visite ne soit pas inutile, je vous conseille cette vidéo: https://youtu.be/wHoERFN0xgw

Bonne journée!

Nouvelles des migrants: je sature

Il est difficile d’y échapper. On nous parle du bateau, on nous répète à chaque fois le nombre exact de personnes qu’il trimballe, on nous parle des Espagnols et des Italiens, on nous donne l’opinion de Macron sur le sujet, on nous informe heure par heure de la position de l’Aquarius (il vient de passer les bouches de Bonifacio), on nous explique les raisons du transfert des migrants sur trois navires, on nous raconte qu’à leur arrivée, ils seront pris en charge « médicalement, psychologiquement et légalement ». Et on nous dit ce que l’on entend par « légalement »: on étudiera la situation de chacun « au cas par cas » pour déterminer qui bénéficiera du droit d’asile mais on ne nous dit pas si les déboutés resteront quand même.

Il y a des années que des migrants débarquent sur les côtes européennes et que personne ne sait quoi faire d’eux. Tout ce qu’on fait, c’est de laisser faire et de laisser aux associations l’essentiel de l’aide que la simple humanité oblige à apporter à des gens qui se mettent eux-mêmes dans une situation de détresse.

Alors, le fait que l’on monte cette affaire en épingle ressemble à un coup médiatique destiné à faire accepter aux Européens cette arrivée permanente, en quelque sorte à « officialiser » la migration. C’est comme si on envoyait un message de l’autre côté de la Méditerranée: « Migrants, venez nombreux! ».

Puisqu’on ne peut rien faire, puisqu’on ne veut rien faire, ce cette immigration permanente est du domaine du banal, pourquoi nous en parler avec cette insistance?

Parce que, de vous à moi, les migrants, je sature. Qu’ils viennent puisqu’on ne peut que les laisser venir mais qu’on nous lâche un peu avec l’Aquarius.

Vous me direz que ça repose de la coupe du monde de foot et que c’est déjà ça. Heureusement que les migrants n’ont pas eu l’idée de constituer une équipe! Là, on n’en sortirait plus.

Les vacances en Espagne, c’est surfait

Le nouveau gouvernement italien avait annoncé qu’il n’en voulait pas. C’est pourtant vers l’Italie que l’Aquarius s’est dirigé. Histoire sans doute de faire honte à ces populistes d’extrême-droite. Malte ayant refusé une nouvelle occasion de montrer son attachement aux droits de l’Homme, le plus logique aurait été d’aller débarquer dans le pays le plus proche ces naufragés volontaires. Le plus proche ou un des plus proches. L’Egypte ou la Tunisie par exemple. Ou pourquoi pas l’Algérie? Comment n’y ont-ils pas pensé? Voilà qui aurait mis rapidement un terme au calvaire de ces gens sur lesquels nous sommes censés verser une larme. Une larme mais pas plus.

Car il semble qu’un port français n’était pas non plus une option. On se demande bien pourquoi. Cela aurait pourtant été un raccourci: une bonne partie des migrants qui débarquaient en Italie finit toujours par franchir la frontière française, que ce soit par Menton ou par un col des Alpes.

Après réflexion, c’est à Valence que l’Aquarius débarquera avant d’aller chercher d’autres migrants qui attendent de le savoir au large de la Libye pour s’entasser sur une barcasse et se faire recueillir.

Pour arriver Porte de la Chapelle, à Calais, en Allemagne ou dans un des pays scandinaves, ces migrants devront donc franchir les Pyrénées et traverser une bonne partie de la France. C’est un gros détour pour aboutir au même résultat. Et qui risque de coûter plus cher à tout le monde. Car ceux qui amènent les migrants en Europe n’assurent que la première partie du transport. Le reste du voyage et l’hébergement sont à la charge des pays d’accueil.

L’association SOS-Méditerranée qui a affrété l’Aquarius devrait au moins prendre ses responsabilités et songer à acheter des trains spéciaux (vive la privatisation!). Cela permettrait d’acheminer plus rapidement un plus grand nombre de clients réfugiés directement dans le pays qu’ils veulent atteindre.

Shakespeare avait raison

On n’a jamais su quelle a été la réaction du général, quand, compte tenu de sa déplorable réputation, la Générale des Eaux a décidé de changer de nom pour se faire appeler Vivendi puis, après un nouveau changement, Véolia.

La mode est aux changements de nom. Partis politiques et entreprises croient se refaire une virginité en changeant d’identité. Hélas, sous la nouvelle appellation, ils restent ce qu’ils sont.

Le Crédit Lyonnais qui veut maintenant se faire appeler LCL réussira-t-il à faire oublier  l’ardoise qu’il a laissée aux contribuables?

Marion Maréchal, qui a voulu accoler à son patronyme celui de son grand-père pour entamer une carrière politique et qui l’a abandonné récemment (le nom, pas le grand-père; quoique …) a donné l’impression d’être comme un geai qui se parait des plumes du paon, plumes rejetées pour voler plus aisément de ses propres ailes.

Le parti de sa tante sera-t-il moins diabolisé en devenant Rassemblement National?

Et Bayer qui abandonne le nom de Monsanto mais qui continuera à vendre du RoundUp  réussira-t-il à cacher ainsi que le glyphosate est une véritable saloperie?

« Ce que nous appelons rose, par n’importe quel nom sentirait aussi bon », a dit Shakespeare.

A quoi j’ajoute que ce que nous appelons merde, même si on lui donne un nouveau nom aura toujours la même odeur déplaisante. Et que ceux qui en vendent continueront à être des empoisonneurs.

Economies et tonneau des Danaïdes

On a évacué le campement des migrants dit « du millénaire ». On me dit qu’on va en évacuer un ou deux autres. Comment les a-t-on laissés s’installer? Ce sont quand même des choses qui crèvent les yeux. A moins qu’on ne les ferme, bien sûr. On les tolère jusqu’à ce que les riverains s’énervent un peu trop. C’est alors qu’on envoie les forces de l’ordre. Il paraît que c’est le trente-sixième campement qu’on évacue ainsi ces trois dernières années. Ce n’est certainement pas le dernier. Il y a comme un faux contact dans la cervelle (pas dans le cerveau) de ceux qui sont censés appliquer ce qu’on appelle une politique migratoire et qui ne font que laisser se remplir et vider ce nouveau tonneau des Danaïdes.

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L’audio-visuel public va être réformé selon ce principe qui a déjà fait, dans d’autres domaines, la preuve de son inefficacité: faire plus avec moins.
Il faut donc faire des économies. Je ne connais pas la totalité des données de ce problème que certains disent insoluble. Mais, puisqu’il est question de dépenser moins d’argent, je suggérerais à  ceux qui essaient de gratter quelques sous de supprimer purement et simplement la rubrique horoscope qu’à ma grande surprise, j’ai entendue pour la première fois sur France bleu alors que je tripotais le bouton de ma radio. Ce serait toujours ça de gagné et on pourrait dire que sur ce point-là au moins, la radio d’Etat arrêterait de nous prendre pour des cons.

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