Provoc’

Le 16 octobre dernier, le collège de Saint-Florent a été baptisé « Maria Ghjentile »* en présence de diverses personnalités et de représentants de l’État.

A la fin de la cérémonie, l’assistance a chanté le « Dio vi salve Regina » qui, pour ceux qui ne le sauraient pas, est l’hymne national corse que l’on chante à la fin des messes, avant le coup d’envoi des matches de foot et dans toutes les circonstances (nombreuses) où l’idée en vient aux participants.

Comme de coutume, tout le monde s’est levé, élèves comme parents, professeurs comme habitants de la ville.
Tout le monde sauf le recteur de l’académie de Corse, Philippe Lacombe, le sous-préfet de Calvi, Jérôme Seguy et Christian Mendivé, directeur académique des services de l’Education nationale.

Inutile de dire que ça a été très mal ressenti. La photo des ces trois bonshommes assis devant une foule debout a fait le tour des réseaux sociaux et figure -avec l’article explicatif et pas vraiment louangeur- dans le supplément en langue corse de Corse-matin.

Et voilà comment des « continentaux » deviennent des « Français ».

A moins de deux mois d’élections territoriales où les nationalistes sont donnés favoris, la chose est pour le moins maladroite. Si j’étais ministre de l’Intérieur, je décrocherais mon téléphone pour souffler énergiquement dans les bronches de ces trois zozos.

A moins que ce ne soit sur instructions venues de la place Bauveau que ces gens se sont livrés à cette provocation. Ce qui inciterait à penser que le ministre de l’Intérieur est un con. Mais ça, c’est impossible. Un ministre, vous pensez …

Publicités

Rectificatif

Les fleurs figurant sur la photo ci-dessous, sont, non des fleurs de datura mais de brugmansia.

Les deux végétaux sont des solanacées.  La datura est une plante herbacée, la brugmansia est un arbuste à tige ligneuse.
Toutes deux sont toxiques, la seconde encore plus que la première.

Pessimiste, moi?

Nous avons un président qui dit des gros mots et des députés qui sont en délicatesse avec l’administration fiscale, des partis en déconfiture qui veulent un nouveau chef et des préfets qui valsent (où sera-t-il recasé l’ex-marseillais? Certainement pas à Pôle emploi). La politicaille continue comme devant.

Mais il y a pire: la Catalogne qui veut être indépendante et qui risque de mettre un peu de désordre en Espagne, tandis qu’on ne sait comment se terminera le Brexit. L’Europe se fissure. La future crise économique mondiale qu’on nous prédit ne va pas arranger la situation.

Tout ça n’est pas grand chose à côté des guerres en Syrie, Irak, Yemen et autres lieux d’une Arabie de moins en moins heureuse.

Plus préoccupant encore l’opposition entre la Corée du nord de Kim troisième du nom et les USA de Trump.

Ou la montée irrésistible de l’islamisme qui envahit le monde par tous les moyens, l’argent du Qatar, l’influence de l’Arabie saoudite, le déferlement des migrants, la natalité des immigrés, le salafisme qui s’étend et les attentats des djihadistes.

On aura de la chance si on ne se trouve pas au milieu d’une « bonne » guerre.

Ne croyez pas que j’oublie la pollution qui touche le monde entier: les continents de plastique, les fleuves chinois empoisonnés, le pétrole qui irise les mers, les pesticides qui relèvent le goût des aliments, les perturbateurs endocriniens, l’air des villes qui crève le plafond des normes pourtant indulgentes.

Avouez que l’avenir est sombre.

Mais vous n’avez pas encore tout vu. N’oubliez pas le changement climatique, les catastrophes naturelles qui en découlent, l’extinction accélérée des espèces animales et végétales, la montée des océans où les poissons se font de plus en plus rares, l’épuisement des ressource, la fonte des glaciers et tout ce que je laisse de côté de peur de vous lasser.

Un enfant né aujourd’hui risque de connaître des années difficiles.

Seule lueur d’espoir: que le système éducatif qui le prendra en main continue l’œuvre déjà bien commencée et qu’il le transforme en un parfait abruti.

Une mauvaise habitude

Il faut, nous dit-on, nous habituer à vivre avec le terrorisme. Il faut nous habituer à ne pas ressentir trop d’appréhension quand nous croisons quelqu’un qui semble venir d’outre-Méditerranée, à ne pas regarder ses mains trop attentivement (au cas où il sortirait un couteau de sa ceinture), à ne pas se retourner pour voir si par hasard lui même ne ferait pas demi-tour.

Il faut que les pompiers s’habituent à recevoir des pavés et des cocktails Molotov et que les Juifs s’habituent à voir des militaires devant les synagogues.

Il faut s’habituer à apprendre que « des attentats ont été déjoués », il faut s’habituer à entendre les condamnations des ministres et à voir des bougies sur les trottoirs.

Il faut se dire qu’on n’y peut rien et que ça n’arrive qu’aux autres.

Les seuls qui ne s’habitueront jamais plus, ce sont ceux qui sont les victimes comme ces deux jeunes filles assassinées devant la gare Saint-Charles.

Habituez-vous donc!

Jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Vous suivez le raisonnement?

A Barcelone, on a manifesté pour le maintien de la Catalogne dans le royaume d’Espagne.
Il y a des chances qu’en cherchant un peu on aurait pu trouver dans la foule un bon paquet d’Espagnols, je veux dire de non-Catalans. Ils étaient même peut-être en majorité. Je les comprends. Si la Catalogne proclame son indépendance, ils y deviendraient des étrangers.

Mais il y avait certainement aussi des Catalans. En vertu du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ils souhaitaient sans doute que ce soient les Espagnols qui disposent d’eux. Il y a donc des Catalans qui, si on leur impose ce choix, préfèrent être espagnols que catalans.  Ceux-là aussi je les comprends. Ils doivent avoir leurs raisons.

Mais s’ils sont espagnols, au nom de quoi voudraient-ils décider pour les Catalans?

On en arrive à cette conclusion très curieuse: seuls les indépendantistes catalans auraient le droit de décider si oui ou non la Catalogne doit être indépendante.

En vertu non plus du droit mais du devoir des peuples à disposer d’eux-mêmes sous peine de renoncer au droit à exister en tant que peuples et donc de celui de disposer d’eux-mêmes.

PS: si l’on admet qu’un peuple a le droit de disposer de lui-même, cela implique qu’un peuple n’a pas le droit de disposer d’un autre peuple.

Sexuel, certes, mais populaire

On réfléchit en haut lieu à qualifier en délit le harcèlement sexuel de rues. Ce qui à mon avis est une bonne idée mais difficilement applicable. Il est rarissime qu’un de ces gougnafiers se livre à cette activité répréhensible sous les yeux d’un fonctionnaire de police. Encore faudra-t-il, si la loi passe, que le dit fonctionnaire ait envie de verbaliser et de coller une amende au coupable

Quoi qu’il en soit, ce qui devrait recueillir l’approbation unanime suscite l’opposition de certaines « associations ».

Pourquoi?

Parce que ça stigmatiserait les populations issues des quartiers populaires. J’aurais dû mettre des guillemets à « populaires ». Voilà qui est fait. Et c’est ainsi, comme le concluait Alexandre Vialatte,  qu’Allah est grand.

J’ai entendu ça hier matin alors que j’écoutais Europe 1 dans ma voiture.

PS: les imbéciles qui développent ce genre d’argumentation ne se rendent pas compte qu’ils se livrent à cette stigmatisation qu’ils dénoncent.