Et alors? Alors, non!

Quand on débute en politique, les amis qu’on peut se faire vous offrent un café au bistrot du coin et si, à votre faible niveau, vous avez pu leur arranger un coup, ils vous offrent une bouteille à Noël. Les années passant, vous faites votre chemin et eux aussi.

Mais vous avez su rester honnête. Seulement les échanges de bons procédés se situent à un autre niveau. Maintenant, vous êtes haut placé dans le monde politique, ils le sont dans l’échelle sociale. Et quelques costumes ou une semaine de vacances tous frais payés ne leur coûtent pas plus toutes proportions gardées que le pot qu’il vous ont payé quand vous étiez jeunes.

Répétons-le: vous êtes honnête. Vous ne faites que profiter des avantages que vous offre votre position.
On vous fait des cadeaux. « Et alors? », répondez-vous. Ça vous paraît normal. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat, pensez-vous.

C’est cet « Et alors? » qui choque le petit peuple qui, lui, n’a pas de frais de représentation et qui paye ses fringues de sa poche.

Publicités

11 réflexions sur “Et alors? Alors, non!

  1. Dr WO 13 mars 2017 / 20 h 43 min

    J’ai vu à la TV un journaliste en chemise poser la question des costumes de Fillon à B. Debré et celui-ci lui a répondu qu’il ferait mieux de porter un costume que de poser cette question

    J'aime

    • Pangloss 14 mars 2017 / 6 h 59 min

      C’est un peu facile. Il serait plus intéressant de connaître le nom du généreux donateur. Et, puisqu’on y est d’avoir quelques éclaircissements sur les finances et les financiers de Macron. Une question que pose l’association Anticor à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique.

      J'aime

  2. jacquesetienne 14 mars 2017 / 8 h 49 min

    Si le petit peuple veut qu’on lui paye des costards, qu’il se lance en politique et qu’il y réussisse. Se compare-t-il avec les footeux qu’il adore ?

    J'aime

    • Pangloss 14 mars 2017 / 11 h 00 min

      Les footeux ne peuvent pas renvoyer l’ascenseur.

      J'aime

  3. eric 14 mars 2017 / 16 h 20 min

    Cet « et alors » d’un mépris achevé est, en effet, lourd de sens. Il sonne comme un aveu insolent. Vous c’est vous, nous c’est nous. Faites pas chier !…
    Peut-on faire plus consternant quand on prétend décider de la destinée de plusieurs millions de d’individus ?
    Je ne crois pas.
    Courte, mais excellente analyse que votre billet.

    J'aime

    • Pangloss 14 mars 2017 / 17 h 03 min

      Merci du compliment. Vous avez raison, cet « Et alors? » montre bien le mépris que certains politiciens n’ont pas honte d’afficher pour le peuple dont ils briguent les suffrages.
      Je vous ai mis dans mes liens.

      J'aime

      • jacquesetienne 14 mars 2017 / 17 h 50 min

        Ne s’adressait-il pas aux journaleux ? N’importe comment le peuple mérite souvent qu’on le méprise : n’a-t-il pas élu Hollande ? Ne s’engoue-t-il pas de Macron ?

        J'aime

      • Pangloss 14 mars 2017 / 18 h 48 min

        On a quelquefois l’impression qu’il se complaît dans l’infériorité.
        Bon courage pour vos travaux et mes compliments au cardiologue.

        J'aime

      • eric 15 mars 2017 / 8 h 17 min

        Merci…

        J'aime

      • Pangloss 15 mars 2017 / 9 h 57 min

        J’ai vu. Il est cohérent avec lui-même. Mais je ne suis pas convaincu. Je n’ai toujours pas envie de voter. Cette campagne, comme j’ai pu le dire, est un festival de coups tordus et de promesses électorales dont les candidats eux-mêmes savent qu’ils seront bien incapables de les appliquer.

        J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s