Passons aux choses sérieuses

Nous avons donc un nouveau président. Je dis « nous » car ce qui se passe aux USA va nous concerner d’une manière ou d’une autre. Le président américain est responsable de la politique étrangère de son pays et, pour ce pays, l’étranger, c’est nous. Nous et le reste du monde.

Il va maintenant se confronter aux réalités et la seule chose que nous pouvons espérer, c’est qu’il oubliera les outrances de sa campagne et qu’il gouvernera avec mesure et raison. Espérons aussi qu’il sera bien entouré, qu’il ne prêtera pas l’oreille aux va-t-en guerre qui veulent entraîner le monde dans une confrontation avec la Russie et qu’au contraire il saura trouver les moyens de renouer des liens amicaux avec Poutine.

Espérons.

Espérons aussi que les déçus de l’élection arrêteront de contester un résultat qui ne leur convient pas, qu’ils n’organiseront plus de manifestations (abondamment relayées par nos médias) ni -comme certains imbéciles- qu’ils n’envisageront pas de demander l’indépendance de la Californie qui, ayant voté démocrate, ne peut -d’après eux- accepter un président républicain à la Maison blanche.

C’est le défaut de tous les démocrates qu’ils soient américains ou bien de chez nous: pour eux, la démocratie, c’est quand on vote comme eux.

C’est d’ailleurs ce qui se passera après les élections présidentielles françaises. On peut sans risque de se tromper prévoir qu’entre les deux tours et après le second, c’est à dire après l’élection de Juppé (si ce qu’on nous promet se confirme) ou celle de Sarko (s’il réussit son coup), la gauche va manifester pour exprimer cette menace implicite: si le peuple vote à droite, il peut s’attendre à ce qu’on le lui fasse payer.

Une preuve de plus que l’idée démocratique perd de son charme. Et c’est inquiétant. Car, si on ne veut plus de la démocratie, il ne reste que la dictature.

PS: j’aimerais que la classe politico-médiatique mette la pédale douce dans ses diatribes contre Trump. C’est quand même le président des USA. Il vaut mieux continuer de le compter parmi nos amis. Déjà que la fine équipe qui nous dirige nous a mis mal avec Poutine …

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31 réflexions sur “Passons aux choses sérieuses

  1. Homo Orcus 10 novembre 2016 / 10 h 10 min

    C’est normal cet urticaire des plaideurs vexatoires : on veut l’indépendance, on ne se reconnaît pas dans… etc.
    Une seule chose m’intéresse, l’économie et sa liberté. Le protectionnisme, ça ne marche jamais, les droits de douanes, non plus. Les travaux keynésiens à la Roosevelt non plus sauf si leur utilité est réelle pour l’économie. Il y a certainement des TP a réaliser aux States. Un docu nous informait qu’un grand nombre d’ouvrages étaient en décrépitude, notamment les digues protégeant la Nouvelle Orléans, un an avant le drame et dont la réalisation avait été prévue.
    Trump Reagan j’y crois pas trop et Trump Roosevelt non plus ! C’est avant tout un chef d’entreprise et il sera par définition pragmatique – God Save America.

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    • Pangloss 10 novembre 2016 / 10 h 15 min

      S’il est pragmatique, tant mieux! A nous de l’être aussi.

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    • Homo Orcus 10 novembre 2016 / 10 h 21 min

      « Cette » urticaire – je découvre que c’est féminin – excuse !

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      • Pangloss 10 novembre 2016 / 10 h 29 min

        Un petit coup de sexisme? 🙂

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  2. Souris donc 10 novembre 2016 / 10 h 34 min

    La pédale douce dans les diatribes ? Au contraire, zéro autocritique. Le même logiciel. La faute au populisme et aux sondeurs. On ne s’attarde donc pas au fairplay des perdants, Hillary et Obama. Non, gros plan et zoom sur les quelques défilés d’étudiants avec des pancartes anti-Trump.
    Si ça s’appelle pas exciter la haine, ça s’appelle comment ? Et après, fustiger la haine de l’Autre dans tous les sermons de bien-pensance.

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    • Pangloss 10 novembre 2016 / 12 h 56 min

      Erreur politique des mauvais perdants. Je ne parle pas des quelques excités anti-Trump aux USA mais de ces dangereux inconscients de chez nous qui vont finir par accentuer le sentiment anti-français des Américains.

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  3. Boutfil 10 novembre 2016 / 12 h 14 min

    Tout a fait d’accord avec notre  » Souris  » ils attisent la haine en disant que c’est l’autre qui est  » haineux » si tu vote pas comme je te dis tu es homophobe haineux raciste etc… et il faut s’attendre à la même chose en France si la gauche se prenait la branlée qu’elle mérite ..

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    • Pangloss 10 novembre 2016 / 12 h 57 min

      On peut s’y préparer. La gauche se prépare à sa défaite en contestant la future victoire de ses adversaires.

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    • Emmanuel 10 novembre 2016 / 15 h 39 min

      « Qui veut tuer son chien dit qu’il a la rage » : le gauchisme s’explique comme ça bien trop souvent.

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      • Pangloss 10 novembre 2016 / 18 h 50 min

        Hélas!

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  4. Dr WO 10 novembre 2016 / 15 h 33 min

    La haine est la chose du monde la mieux partagée. Elle est donc de tous bords.

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    • Pangloss 10 novembre 2016 / 15 h 37 min

      La haine est le moteur de ceux qui veulent prendre le pouvoir par la force. En démocratie, on devrait faire appel à la raison.

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      • Emmanuel 10 novembre 2016 / 15 h 40 min

        Il y a tout de même d’autres options que la démocratie ou la dictature, non ?

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      • Pangloss 10 novembre 2016 / 18 h 50 min

        Raisonnables et possibles dans les circonstances actuelles?

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      • Emmanuel 11 novembre 2016 / 10 h 27 min

        De plus en plus d’options folles paraissent raisonnables dans les circonstances actuelles.
        Mais rien n’est possible de changements profonds sans une véritable contestation populaire, qui n’a pas l’air de venir. Je croise des tas de français de par chez moi, qui sont tous catastrophés de tout et de n’importe quoi, et tous préoccupés de leur retraite dès 20 ans, tous le plus inquiets de la sécurité sociale. Cela ne fait pas une contestation populaire. Cela au mieux, se traduit dans les urnes, s’insère dans le système démocrassique. Bref, je suis au moins aussi pessimiste que vous, sur la question de la possibilité de véritables changements. Mais il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre.

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      • Pangloss 11 novembre 2016 / 17 h 32 min

        Une contestation a besoin d’autre chose que d’insatisfactions, elle a besoin d’un sentiment de révolte. Oserai-je dire que je n’appelle pas de mes voeux une révolution violente?

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    • Souris donc 10 novembre 2016 / 16 h 31 min

      Bien sûr, Dr Wo. Sauf que la gauche dissimule sa haine sous les oripeaux de la vertu (républicaine et citoyenne).
      L’ouverture à l’Autre, pourvu qu’il soit exotique et/ou appartienne à une minorité. Opprimée bien sûr, permet d’insulter l’autre avec un petit a. Ce qui n’est pas de la haine, mais de la rééducation.

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      • Dr WO 10 novembre 2016 / 16 h 35 min

        La haine est toujours dissimulée sous la vertu. La haine veut toujours votre bien.

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      • Souris donc 10 novembre 2016 / 16 h 39 min

        C’est de la charité chrétienne recyclée par la chaisière de gauche.
        Comme disent les Canadiens quand ils sont contrariés, Tabernacle ! Calice !
        Quand les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de misère. Les soldats seront troubadours. Et nous, nous seront morts, mon frère,

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    • Pangloss 10 novembre 2016 / 18 h 52 min

      Tout va bien. La maison est en travaux, c’est un peu dur mais ça va s’arranger … bientôt.

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  5. Homo Orcus 10 novembre 2016 / 17 h 47 min

    Donald serait contre la mondialisation… (faut préciser de quoi et de laquelle !) De son côté Valls l’a rend responsable de la désindustrialisation du pays. Chronologie : Mitrand et loi Auroux pour mettre le salarié au centre de l’entreprise ! pourquoi, pour danser autour en vue d’un sacrifice au Dieu capitaliste ? La CGT devient, sans lutte finale, maître des petites entreprises qui deviennent autogérées. Elles périclitent du fait de la valeur travail. Indice : Avez-vous entendu ces derniers temps qu’un fonds étranger avec des sacoches de $ se proposait de reprendre une entreprise ? Jamais, cette époque est révolue. Y’a plus rien à gratter ! Puis la mondialisation s’active, mais c’est trop tard pour la France qui n’est plus qu’un zoo pour les étrangers qui viennent mater ces étranges animaux rentiers de leur régime social.
    Valls: « la désindustrialisation en France n’est pas une fatalité » – Ben si, 100% de charges sur un salaire ça le fait pour personne.
    Donald, chef d’entreprise ne peut que s’orienter vers une économie libérale.

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    • Pangloss 10 novembre 2016 / 18 h 55 min

      La mondialisation entraîne une désindustrialisation. Notre modèle économique et social est incompatible avec le libéralisme mondial.

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      • Homo Orcus 11 novembre 2016 / 5 h 50 min

        « La mondialisation entraîne une désindustrialisation »
        Tout faux ! vous prenez l’effet pour la cause
        j’y reviendrai dans la journée avec mon sophisme de terrain-baston
        Quand vous entendez mondialisation / désindustrialisation, dites « merci Gobbels »
        un genre de medoc

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      • Pangloss 11 novembre 2016 / 8 h 28 min

        Quand les produits du bout du monde sont moins chers à fabriquer que les nôtres, on fait fabriquer là-bas.

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      • Homo Orcus 11 novembre 2016 / 9 h 02 min

        Y’a du mieux, vous venez de dire que ce n’est pas la mondialisation du libre échange qui entraîne la désindustrialisation. Vous enfoncez le clou avec : Notre modèle… – Elle est bien là la cause. Demander aux autres de s’adapter ne marche pas.
        L’Italie et l’Allemagne ne se plaignent pas du libre-échange, elles ont un tissu industriel qui résiste.
        La plaie, c’est la gouvernance mondiale pour une société orwellienne qui elle, pourrait désindustrialiser définitivement les plus faibles en plus de nous mettre sous surveillance et donc en esclavage. (Fichier TES). La France est un château fort avec ses féodaux et ses serfs.
        Le libre échange remonte au néolithique et je ne vois pas pourquoi on ferait mieux au XXIe en lui tournant le dos..

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      • Pangloss 11 novembre 2016 / 10 h 45 min

        La société orwellienne, nous y sommes entrés.

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  6. nouratinbis 10 novembre 2016 / 19 h 36 min

    Ali Juppé ne risque pas grand chose, s’il parvient à ses fins ce sera avec les voix de la Gauche et il se prendra pour un président de gauche, comme son maître Chirac le fit si bien entre 2002 et 2007.
    …Et si c’est Sarko…aussi!
    Amitiés.

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    • Pangloss 11 novembre 2016 / 8 h 26 min

      Oui, la gauche votera pour la droite. On vit une époque formidable.
      Bonne journée.

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  7. Souliko2 11 novembre 2016 / 10 h 21 min

    On est peut-être foutus mais aujourd’hui c’est ton anniversaire, on oublie tout pour te le souhaiter joyeux, gâté et entouré ! 😉

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    • Pangloss 11 novembre 2016 / 17 h 30 min

      Merci! On s’en est occupé.

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