Un ministre engagé

Qu’est-ce que j’apprends? Pour la première fois, les emprunts souscrits par l’État cette année sur les marchés financiers sont supérieurs aux recettes fiscales. 270 milliards contre 260. Ce qui fait un paquet, vous en conviendrez. Une dette qui ne nous coûte rien, nous dit-on et qui s’ajoute à celles déjà souscrites. « C’est pas grave, c’est l’État qui paie », comme a dit l’autre imbécile. Sauf qu’il faudra bien un jour la rembourser, cette dette, me dis-je.

Comment? Les gens qui n’ont pas fait l’ENA diraient que ce sera le contribuable.

« Pas du tout », nous dit Bruno le Maire (qui, lui, a fait l’ENA). « Il n’y aura ni impôts nouveaux, ni taxes, ni augmentations d’impôts anciens. Je m’y engage ». Et quand un ministre s’engage sur un sujet si important, on peut lui faire confiance.

Les Français sont donc rassurés. Ce qui n’est pas le cas des Allemands à qui un de leurs ministres a déclaré hier dans ma télé (de marque allemande, ce qui explique peut-être le contenu du discours du ministre) que les sommes empruntées pour soutenir puis relancer l’économie devront être remboursées un jour ou l’autre. Quand les affaires reprendront, a-t-il déclaré en substance.

Franchement, ils ne sont pas très forts ces politiques allemands. On devrait leur envoyer Bruno le Maire qui pourrait leur expliquer comment se foutre de la gueule du bon peuple.

Ne tirez pas!

J’ai une licence de tir sportif et j’adhère à un club local où j’allais, avant les confinements, tirer sur des cibles en carton avec une arme appartenant au club et qu’on me prêtait contre une somme modique. Un loisir comme un autre et -contrairement à l’idée qu’on peut s’en faire- paisible.

Le stand est loin de tout (on évite les nuisances sonores), en plein air (quand ce n’est pas en plein vent!). On n’y est jamais très nombreux à la fois (il est recommandé de téléphoner pour prévenir de sa venue), depuis le covid tout le monde y porte un masque et du gel hydroalcoolique est à la disposition de tous (et de toutes). Chaque poste de tireur est écarté de deux bons mètres de son voisin. Et je ne crois pas qu’on y trouve le moindre risque de contamination.

Mais le confinement est passé par là. Club de sport? « Restez chez vous! », a dit le préfet qui a fait l’ENA comme on s’en doute. « On verra en janvier ».

Voilà un trou dans mon emploi du temps de retraité.

Ce n’est pas pour autant que j’irai, avec la bénédiction de Castex, faire mes courses dans un hyper-marché bondé pour m’y faire bousculer par des gens qui portent leur masque sous le menton.

Un appel au maître des horloges

Lors de la première vague et du premier confinement, l’industrie du tourisme s’inquiétait: va-t-on pouvoir sauver la saison? Nos zélites ont donc desserré l’étau, la France a bougé et les Français pour beaucoup et, plus que les autres années, ont passé leurs vacances en France.  Il fallait respecter certaines précautions et on nous a recommandé la prudence. Certains, pas tous, ont été prudents.

Et puis, il y a eu la rentrée et, tout de suite après, les vacances de la Toussaint. Lors de cette grande fête des chrysanthèmes, pas question d’empêcher les Français de prendre leur voiture et d’aller répandre leur virus un peu partout.

D’où la seconde vague et donc le second confinement. C’était oublier que Noël arrivait et que les sapins, les cadeaux, les jouets, les dindes devaient se vendre à tout prix ou -comme l’a dit notre président- « quoi qu’il en coûte ».

Et on adoucit, on rouvre les boutiques on élargit des périmètres et on compte sur le civisme des Gaulois réfractaires Français pour appliquer les recommandations présidentielles.

On peut donc s’attendre à une troisième vague. Espérons qu’elle ne sera pas d’ampleur comparable aux précédentes mais si c’était le cas, il faudrait se dépêcher de reconfiner pour avoir le temps de déconfiner avant les vacances de Pâques qui, à leur tour pourraient provoquer une quatrième vague et un quatrième confinement qu’il va falloir caser avant les grandes vacances et leur déconfinement.

Et ainsi de suite.

Y aura-t-il une cinquième vague?

Certains diront qu’à force de contamination, une immunité collective apparaîtra et que tous ceux qui devaient mourir parce que trop fragiles auront débarrassé le plancher.

On dira aussi que si un vaccin est bientôt disponible, l’épidémie s’arrêtera.

Oui mais la moitié des Français qui ne veut pas enrichir Bigpharma, a peur des effets secondaires ou pense que « tout ça c’est un complot orchestré par Bill Gates », refusera de se faire vacciner.

Une seule solution pour caser les vagues, les confinements, les vacances et les fêtes carillonnées dans un calendrier trop serré: instaurer l’année de quinze mois, le mois de six semaines et la semaine de quinze jours.

Le maître des horloges peut bien devenir celui du calendrier, non?

Bonne chance à mes lecteurs

Nous avons un président en avance pour son âge: il parle déjà. Il parle encore. On n’arrive plus à l’arrêter. Et à chaque fois, il nous dit ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire pour éviter une troisième vague. Encore des règles et des exceptions! Et des gens qui voudraient voir leur cas entrer dans les exception et laisser les règles aux autres. Le tout assorti d’amendes, de contrôles et de cette grotesque attestation qui ne rime à rien puisqu’il suffit, si on a peur d’être contrôlé, d’en avoir un paquet dans la poche en y indiquant des heures différentes pour passer sa journée dehors à courir les magasins qu’on vient de rouvrir. Et de ne rentrer chez soi qu’après le premier contrôle.

Les enfants des écoles vont avoir le droit de faire du sport en extérieur. Bravo! Mais -distanciation oblige- leurs parents ne pourront pas jouer au tennis. C’est juste un exemple. Vous en trouverez d’autres.

Et si nous sommes sages si nous n’attrapons pas le virus, en janvier prochain, nous aurons le droit de vivre comme avant si le monde d’après ressemble au monde d’avant. J’ai bien peur que ce qui restera de ce monde d’avant, ce sera notre président et sa fine équipe de ministres, de conseillers et de bureaucrates dont certains, quoi qu’ils en disent, sont comme certains commerces: non essentiels. Ce qui ne les empêchera pas de s’accrocher à leurs fauteuils et à hanter les plateaux de télévision pour ceux qui sont en haut et de cracher des normes et des cerfs pour ceux qui sont en bas.

Et la troisième vague? Si elle est évitée, ce ne sera pas à cause de Castex mais parce que certains seront prudents et qu’un début d’immunité collective protégera les autres.

Alors, soyez prudents. Ne prenez pas de risques inutiles et comptez sur la chance.

PS: Et sur le vaccin pour ceux qui y croient.

Macronfinement

Je vous parlerais bien de ces visons qu’on tue parce qu’ils ont été contaminés par un coronavirus mutant. Les pauvres bêtes enfermées derrière des grillages ne souffriront plus. Je ne plains pas leur bourreau* éleveur qui sera indemnisé par le contribuable. Je vous parlerais bien aussi de ces volailles qui sont arrivées en Corse du nord de l’Europe, dit-on, porteuses de la grippe aviaire et qu’on a dû abattre comme des vulgaires visons. Dommages collatéraux de la bêtise qui préside à nos destinées.

Je vous dirai plutôt que ces confinements et tout ce qui va avec (attestation, restrictions de circulation, fermetures de commerces etc) commencent à éprouver ma patience. Non pas que je nie la contagiosité du virus ni la gravité de certaines formes du covid** mais je reproche au gouvernement de prendre pour tout le monde des mesures qui ne devraient s’appliquer qu’à quelques-uns. Prendre d’élémentaires précautions d’hygiène et de distanciation suffirait à réduire les contaminations mais une frange importante de la population ne les applique pas. Les confinements imposés à tous n’empêchent pas les réfractaires de continuer de s’en foutre, les contrôles étant rares et les sanctions rarissimes. Et le virus continue de circuler.

Et Macron va causer dans le poste demain soir pour nous répéter ce que les journalistes nous disent déjà des décisions présidentielles.

Ce pays est gouverné par des incapables.

* Allez voir à quoi ressemble trop souvent un élevage de visons.

** Je mets covid au masculin, juste pour ne pas obéir à cette recommandation idiote qui nous obligerait à dire LA et non pas LE covid. L’argument de la féminisation est tordu: COVID est l’acronyme de COrona VIrus Disease et « disease » est un mot anglais qui signifie « maladie » et maladie, en français, est un mot féminin. CQFD, dit l’Académie qui oublie qu’en anglais « disease » est un mot neutre.

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Et, puisqu’il fait froid, réchauffez-vous en tapant dans vos mains:

Question existentielle

Je suis entré depuis peu dans ma quatre-vingtième année. Le matin, j’ai du mal à sortir de mon lit et à me mettre debout. Ce qui ne craque pas coince. Descendre l’escalier pour sortir le chien et laisser entre le chat est un chemin de croix. Et puis, il faut faire le café, prendre la douche, s’habiller (ah! les chaussettes!). Au bout de presque une heure, la machine se remet en marche, les douleurs s’estompent et disparaissent pour la plupart.

Si ça continue comme ça, comment ferai-je quand je serai mort?

Avé l’assent?

Avouons-le, l’Islam de France, malgré de nombreuses tentatives, ce n’est pas une réussite. Mais en haut lieu, on ne se laisse pas décourager. On remet ça. Et cette fois-ci, on s’attaque à nouveau au problème posé par ces imams étrangers qui manqueraient de sens républicain. Etant, pour la majorité d’entre eux, originaires du Maroc, d’Algérie ou de Turquie et payés par leurs pays respectifs, pays peu suspects de sympathie pour la démocratie, la république, notre président, la liberté d’expression et les gens que les caricatures de Mahomet font grassement rigoler, ils relaient un peu trop fidèlement la voix de leurs maîtres. Si l’on ajoute à cela que certains ont « une maîtrise insuffisante du français », qu’ils font leurs prêches en arabe, qu’ils sont en bisbille les uns avec les autres pour savoir qui sera plus musulman que son voisin dans ce Conseil du Culte musulman, que deux des associations constituant ce Conseil n’adhèreraient pas aux « valeurs républicaines », on comprend vite qu’il faut au moins un président de la République et un ministre des Cultes pour mettre un peu d’ordre dans tout ça.

Alors, c’est décidé: les imams étrangers, c’est fini. Ou plutôt ce sera fini à une date plus ou moins ultérieure et nous aurons alors des imams français (bénéficiant d’une AOP) et républicains (estampillés Label rouge et même bleu-blanc-rouge) grâce à leur signature au bas d’une charte et une formation accélérée dispensée (excusez du peu) à l’Université.

Tout ça me paraît bidon de chez Bidon comme on dit. Et je suis prêt à parier que ces imams fraîchement francisés auront tous et pour longtemps encore l’accent musulman.

Mieux que l’hydroxychloroquine!

Les Français con puis décon puis reconfinés n’ont pas le moral. Que faire?

Courir chez le pharmacien qui m’a délivré ce matin les cachets et gélules censés prolonger mon existence. Sur son comptoir, un présentoir proposait aux chalands de jolis « bracelets de pierres naturelles énergétiques ».

« Energétiques? », me suis-je étonné. La dame qui m’a servi m’a répondu: « Ça dépend des pierres. »

J’ai donc lu la notice accompagnant ces bijoux miraculeux et j’ai appris que l’un « protégeait de la tristesse », un autre « donnait confiance en l’avenir », un autre encore « aidait à affronter les difficultés » etc etc.

Et tous, ai-je conclu in petto, doivent mettre du beurre dans les épinards du potard.

Préparons-nous aux fêtes

Notre premier ministre vient de maintenir les mesures que nous connaissons jusqu’au premier décembre et espère ainsi diminuer la pression du confinement pour permettre aux Français de passer des fêtes de fin d’année presque normales sous certaines conditions à préciser, nombre de convives réduit, déplacements limités, port du masque quand c’est possible etc.

Seuls seront peut-être tolérés le 31 décembre la grande bousculades sur les Champs-Elysées et les incendies de voitures dans les banlieues sensibles. On passera aussi sous silence autant que faire se peut les tirs de mortiers d’artifice sur les forces de l’ordre et les pompiers.

On ignore encore ce qu’il en sera d’éventuels attentats islamistes.