Voir et complimenter l’armée française

Un défilé, ce sont des soldats qui marchent au pas, qui attaquent le sol du talon, musique en tête et derrière leur drapeau. Ils sont fiers et raides, ils balancent les bras. Ce sont eux qui se battront pour nous. Ce sont des guerriers. C’est notre armée qui descend les Champs Elysées et qui montre qu’on doit la prendre au sérieux.

Mais nos soldats ne sont pas des acrobates, des danseurs ou des clowns. Le cirque, ce n’est pas leur métier.

Alors, pourquoi à chaque 14 juillet nous inflige-t-on des « animations » du niveau d’une fête de fin d’année à l’école communale?
Ce qui devait arriver arriva et deux motards sont cassé la figure en direct à la télé au cours d’un laborieux « carrousel ».

Il y a certainement un imbécile qui, le premier a jugé que ce serait une excellente idée d’ouvrir et de fermer le défilé par une « animation » et d’autres imbéciles qui l’ont approuvé et encouragé.

Voilà, voilà.

Repos! Vous pouvez fumer.

Et bon dimanche!

 

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Question de principe

Le conseil constitutionnel affirme le « principe de fraternité » et remet en cause le « délit de solidarité » (JDD). Traduction: ceux qui portent assistance de manière désintéressée aux migrants cherchant à entrer clandestinement sur notre territoire ne sont plus passibles de poursuites mais, comprenne qui pourra, l’aide à l’entrée de migrants sur notre territoire est encore punissable.

Et voilà médiatiquement absous Cedric Herrou, ce passeur bénévole et désintéressé qui aide les migrants à passer la frontière italienne! Désintéressé? Il ne fait sans doute pas ça pour de l’argent mais peut-être est-il intéressé par une certaine notoriété, par une image de militant de la cause migratoire, par une future carrière politique même?

« A l’instar de la liberté et de l’égalité qui sont les deux autres termes de la devise de notre République, la fraternité devra être respectée comme principe constitutionnel par le législateur et elle pourra être invoquée devant les juridictions« , a réagi auprès l’AFP le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius.

Je ne sais si c’est de la bêtise, un début de sénilité ou de la mauvaise foi mais je crois que Fabius a dit une grosse connerie.

Certes, « Liberté, Egalité, Fraternité » est la devise de la République française, devise inscrite dans la Constitution mais ce n’est pas pour autant une règle de droit.

La liberté est celle des Français qui sont devenus des citoyens après avoir été des sujets (et là dessus, il y aurait beaucoup à dire), l’égalité est celle dont jouissent les citoyens devant la loi commune (là aussi …, voir plus haut) et la fraternité … si j’étais cynique (ce que d’aucuns diraient que c’est le cas), je dirais que c’est un sentiment que nous sommes censés éprouver envers nos concitoyens (ou qu’on nous enjoint d’éprouver). Nos concitoyens, pas les étrangers. Car cette devise est à usage interne. Si on veut en faire des principes, on dira que ce sont des principes franco-français.

Pour les étrangers, si l’on est adepte de telle ou telle religion, il y a la charité, une des trois vertus théologales du christianisme, vertu qui s’applique à tous les hommes, la fraternité des musulmans envers ceux qui partagent leur foi ou la compassion bouddhiste que l’on peut éprouver envers tout être qui souffre, Si l’on n’est pas religieux, il y a l’humanité qui nous pousse à venir en aide à ceux qui sont en détresse.

Si, comme l’a dit Fabius, la fraternité est un principe constitutionnel, il ne s’applique qu’à ceux qui sont soumis à la Constitution. Les Français.

Mais ce n’en est pas un. Cette liberté n’est pas (pas plus que la liberté et l’égalité, on s’en rend bien compte) à prendre au pied de la lettre. Pas plus que ne sont à prendre au pied de la lettre les paroles de la Marseillaise, instituée hymne national par l’article 2 de la Constitution.

Nous ne prendrons pas les armes, nous ne formerons pas nos bataillons, nous n’abreuverons pas nos sillons d’un sang impur, En échange, que Fabius nous autorise à être opposé à l’immigration illégale.

PS: Et peut-être un peu aussi à la légale.

Un malfrat bien tranquille

En surfant sur internet, on apprend qu’Aboubakar, le « jeune de vingt-deux ans » abattu par la police à Nantes avait un lourd pedigree et que même, il aurait été sous le coup d’un mandat d’arrêt. Ni la radio d’État ni les autres ne font mention de cette information qui, s’il elle est avérée, éclairerait un peu les circonstances du drame et, incidemment serait une nouvelle preuve de la manipulation de l’information.

Quoi qu’il en soit, les émeutes qui se déroulent à Nantes et ailleurs éclairent un autre aspect de ce qu’est devenue la société française: un communautarisme exacerbé qui veut que certaines personnes aient le droit (puisqu’on les « comprend » et les excuse par avance) de refuser de se soumettre aux forces de l’ordre (au sens large: cela inclut les pompiers, les postiers et même parfois même le Samu), de se soulever non seulement pour manifester leur opposition à la loi mais en guise d’avertissement au pouvoir: la menace d’émeutes qui démontrent l’impuissance des autorités et l’indulgence complice d’une certaine partie de la population française.

Tout ça est très mal barré.

Avantage collatéral

On reparlait ce matin dans ma radio (Grundig, une bonne marque allemande digne de confiance) des perturbateurs endocriniens qui ont de nombreux effets néfastes sur la santé humaine « en altérant des fonctions telles que la croissance, le développement, le comportement et l’humeur, la production, l’utilisation et le stockage de l’énergie, la fonction de repos (le sommeil), l’hémodynamique et la circulation sanguine, ainsi que la fonction sexuelle et reproductrice.« , nous dit wikipédia où vous trouverez de plus amples informations.

Cela fait déjà belle lurette que des spécialistes de la chose alertent sur les dangers que représentent ces saloperies. Mais jusqu’ici les efforts des lobbies en particulier celui de la pétrochimie ont déterminé les autorités de l’UE (pourtant conscientes de l’urgence) à repousser indéfiniment les mesures nécessaires.

Les industriels vont donc continuer d’engranger du pognon à notre santé (mot malheureux).

Parmi les effets de ces perturbateurs, il y a (voir plus haut) une modification du développement du fœtus et de la croissance des enfants. C’est ainsi que l’on observe, depuis quelques années, entre autres choses, une baisse significative du niveau moyen du QI des jeunes.

Voilà qui doit faire plaisir à nozélites qui voient l’industrie soutenir les efforts des pédagogistes de l’Education Nationale, des producteurs d’émissions de télé débiles et des diffuseurs de « muzic ».

Ce qui prouve qu’il y a un bon côté à toute chose. Il suffit d’adopter le bon point de vue.

Il est sorti côté cour

Redoine Saïd s’est fait la belle en hélico. L’engin s’est posé dans la cour d’honneur de la prison ultra-moderne où il était enfermé.

Cette cour « d’honneur » n’était pas équipée d’un filet destiné à éviter qu’un hélicoptère ne s’y pose. De plus, « l’honneur » a ce genre d’exigences, elle était hors de portée des miradors où les gardes sont armés. De toutes façons, ces gardes ont, dit-on, interdiction de tirer.

Alors, je me pose cette question naïve: quel est l’imbécile qui a décidé qu’il fallait une cour d’honneur dans une prison?

Priorité à l’essentiel

Réunis à Bruxelles, les chefs de gouvernement de l’UE devaient parler de choses et d’autres, histoire de noyer le problème posé par les migrants dans des « dialogues constructifs ». C’était compter sans les Italiens qui refusèrent de parler de quoi que ce soit d’autre avant qu’on ne parle de ce qui les avait amenés: les migrants.

Résultat: un accord a été trouvé. Pas l’accord idéal, à mon sens, qui voudrait que l’on mette un frein très serré au déferlement de populations venues des rives africaines en ne réservant le droit d’asile qu’à ceux que leur origine ethnique ou leurs opinions politiques et religieuses mettent en réel danger dans leur pays (à condition que ces opinions ne soient pas en contradiction avec les valeurs et les modes de vie européens; inutile d’importer chez nous les conflits du reste du monde).

Les demandes d’asile, examinées « au cas par cas » selon la formule consacrée, sont satisfaites, ai-je entendu, pour plus de la moitié d’entre elles. Ce qui fait beaucoup. Ceux qui pensent que les déboutés n’ont plus qu’à remonter sur le bateau qui les a amenés pour repartir d’où ils sont venus sont des naïfs indécrottables qui voteront Macron, aux prochaines élections.

Non, on va créer des « centres d’accueil » dans les pays volontaires pour le faire. Il est bien évident que notre Manu nous a désignés volontaires sans nous demander notre avis. Ce qu’on ne nous dit pas, c’est combien va nous coûter cette plaisanterie en accueil, suivi médical et psychologique, nourriture, hébergement, aides sociales, scolarisation des enfants etc.

Ce qui n’empêche pas Macron de « se féliciter » (on n’est jamais si bien servi que par soi-même) comme s’il n’avait pas dû avaler la couleuvre que les Italiens lui ont servie.

Les thuriféraires appointés nous rebattent les oreilles avec l’intelligence de notre président. C’est l’intelligence du bon élève. Celle de celui sait tout mais ne comprend rien, de celui qui avait le maximum à la question de cours et zéro au problème, de celui qui connaissait la grammaire latine sur le bout des doigts mais qui était incapable de saisir les nuances du texte qu’il traduisait.

Quand j’étais en terminale, nous avions un professeur que ce genre de type énervait et qui nous avait appris une phrase que nous scandions en chœur à son signal, quand un de ces individus en sortait une sévère: « Il-n’a-rien-compris-il-a-tout-appris-par-cœur ».

Je ne sais pas pourquoi je vous raconte ça qui n’a aucun rapport. Mais peut-être que si.

Bonne journée à tous.